SITE EN COURS DE REFONTE

Vous trouverez ci-dessous les actualités et les nouveautés livres
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ACTUALITÉS

  • EXPO "AUTOCONSTRUCTEURS" / CHANTIER PERMANENT

    EXPO "AUTOCONSTRUCTEURS" / CHANTIER PERMANENT

    Olivier Pasquiers ouvre son atelier les 14 et 15 octobre 2017 et accueille l'exposition "Autoconstructeurs" de Pierre Gaudin / Créaphis.

    Bâtir sa maison de ses mains, du château de sable à la cabane dans les arbres, de l’abri de jardin au château en Espagne ou au Portugal, est une pratique d’enfance largement partagée. Devenus adultes et confrontés à la nécessité de l’autoconstruction, quelques-uns ont eu l’audace de se lancer dans un projet de maison, valorisant des savoirs acquis ou produisant suffisamment de force de travail pour participer à une réalisation d’ensemble, voire de grand ensemble. À une certaine époque et pour une génération, bâtir sa maison soi-même relevait d’une intime épopée. Ces exploits ordinaires n’ont pas toujours été considérés à leur juste valeur. Pourtant ils sont très nombreux à avoir édifier des maisons, des immeubles, des quartiers entiers dans la France de la Reconstruction. Bricoleurs, « castors », artisans, maçons, ces autoconstructeurs sont d’abord des ouvriers d’eux-mêmes : au delà de la réalité matérielle de leur maison, ils ont surtout fait œuvre d’une construction de soi.
    À partir d’enquêtes auprès de ces passionnés de bâtir, Pierre Gaudin, au sein des éditions Créaphis, poursuit un travail photographique sur ce thème.
    Trois livres touchent directement à cette question : La maison que Pierre a bâtie, Créaphis, 2004 ; Maisons de rêve au Portugal, Créaphis, 1994 ; D’une maison l’autre, Créaphis, 1999.

    Olivier Pasquiers // Le CHANTIER PERMANENT
    63 bis rue Henri Litolff
    92270 Bois Colombes
    Pour venir : 12 min depuis la gare Saint-Lazare !
  • Marie Cosnay raconte l'accueil des réfugiés à Baigorri

    Marie Cosnay raconte l'accueil des réfugiés à Baigorri

    Ecoutez Marie Cosnay dans La Série Documentaire sur France Culture et retrouvez son petit livre "Jours de répit à Baigorri" qui fait le récit à plusieurs voix de l'accueil des réfugiés dans ce petit village basque. 
    (voir ci-dessous)

    Lien vers l'émission
  • EXPO ET LIVRES / DRANCY DE GEORGES HORAN-KOIRANSKY

    EXPO ET LIVRES / DRANCY DE GEORGES HORAN-KOIRANSKY

    Le Mémorial de la Shoah de Drancy expose l'œuvre de Georges Horan-Koiransky, interné au camp de Drancy en 1942-1943. Il a publié en 1947 un recueil d'estampes et écrit un journal, récemment découvert et inédit. Plus d'infos
    Nous publions, d'une part, une nouvelle édition de ses estampes, enrichie de dessins inédits et de l'analyse de son journal et, d'autre part, son journal en collection Poche. Voir les nouveautés ci-dessous
  • EXPO ET LIVRE "COMME ON PEUT"

    EXPO ET LIVRE "COMME ON PEUT"

    Le livre "Comme on peut". En lisant, en photographiant Ceux de 14 de Maurice Genevoix sort en librairie le 26 octobre. 
    Cet ouvrage, aux dimensions artistique, littéraire et historique, est une invitation à (re)prendre contact avec l’œuvre incontournable de Maurice Genevoix sur la Grande Guerre.
    Photographies de Fabrice Dekoninck et Sylvian Demange, textes d'Annette Becker, Fabrice Dekoninck et Julien Larère-Genevoix, extraits de Ceux de 14. Voir les nouveautés ci-dessous
    Le livre fait écho à l'exposition au Mémorial de Verdun, Des Eparges au Mémorial de Verdun. Hommage à Maurice Genevoix, du 21 octobre au 22 décembre 2017. Plus d'infos

NOUVEAUTÉS LIVRES

  • Journal d'un interné

    Journal d'un interné

    Drancy 1942-1943

    Georges Horan-Koiransky, Benoît Pouvreau, Thomas Fontaine
    "J’écris ceci pour moi. Pour me libérer d’une obsession. […] Je suis intoxiqué de Drancy, saturé. Toutes ses images – j’en ai fait des centaines, peut-être un millier – me sont familières ; elles sont impressionnées dans ma pensée, et mes yeux les reconstituent.   Je dors encore sous leur maléfique influence. Je n’ai que ce moyen de leur échapper ; les fixer sur le papier. […] Je dois dire pour ceux qui ne le peuvent. […] Et que mes compagnons et les autres me pardonnent si je ne réalise que partiellement ce travail épouvantable."

    Georges Horan-Koiransky est l’auteur d’un livre d’estampes Le camp de Drancy (seuil de l’enfer juif), publié en 1947. Ce véritable « témoignage graphique » a fait connaître ce dessinateur interné. Mais il est aussi l’auteur d’un journal récemment découvert  et inédit, que nous publions ici. Il a écrit ce texte exutoire et cathartique juste après sa libération  en mars 1943. Ce document, aux indéniables qualités littéraires, éclaire d’un jour nouveau ses dessins et apporte des éléments majeurs pour mieux comprendre un moment clé de l’histoire  du camp de Drancy : l’été 1942.
    Ce texte est présenté et commenté par l’historien Benoît Pouvreau, chercheur au service du patrimoine culturel du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis avec une préface de Thomas Fontaine, directeur du musée de la Résistance nationale. 

    Livre publié avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la shoah, du CD93 et de la SNCF

    Expo en lien au Mémorial de la Shoah de Drancy : voir ci-dessus
    Collection Poche
    Date octobre 2017
    ISBN 9782354281267
    Pages 312
    Façonnage cousu, broché, avec rabats, format 12 x 17 cm
    Prix 12€
  • Le camp de Drancy, seuil de l'enfer juif

    Le camp de Drancy, seuil de l'enfer juif

    Dessins et estampes, 1942-1947

    Georges Horan-Koiransky, Benoît Pouvreau, Serge Klarsfeld, Claire Koiransky-Fuchs
    Avant-propos de Serge Klarsfeld et préface de Claire Koiransky-Fuchs
    Nouvelle édition présentée et commentée par l’historien Benoît Pouvreau

    Georges Horan-Koiransky publie en 1947 Le camp de Drancy (seuil de l'enfer juif), recueil de cinquante-six estampes, véritable « témoignage graphique » sur le camp de Drancy, lors de son internement en 1942-1943. Oeuvre méconnue et pourtant majeure, elle est rééditée ici dans une version enrichie d’une analyse critique et de documents inédits, dont des dessins préparatoires et des extraits de son Journal d'un interné publié en 2017 chez le même éditeur. 

    Livre relié, couverture rembordée marquée à chaud, demi-jaquette
    Signet textile
    Format 21 x 28 cm

    Expo en lien au Mémorial de la Shoah de Drancy : voir ci-dessus
    Collection Hors collection
    Date novembre 2017
    ISBN 9782354281274
    Pages 168
    Façonnage livre relié avec signet textile
    Prix 30€
  • "Comme on peut"

    "Comme on peut"

    En lisant, en photographiant "Ceux de 14" de Maurice Genevoix

    Fabrice Dekoninck, Sylvain Demange, Annette Becker, Julien Larère-Genevoix
    Cet ouvrage, aux dimensions artistique, littéraire et historique, est une invitation à (re)prendre contact avec l’œuvre incontournable de Maurice Genevoix sur la Grande Guerre : le livre Ceux de 14.
    Les photographes Fabrice Dekoninck et Sylvain Demange ont arpenté les Éparges, avec Ceux de 14 en tête. Dans cette partition visuelle silencieuse, plusieurs régimes d’images se côtoient. Elles montrent ce paysage paradoxal, apaisé mais encore bouleversé par les traces visibles des combats, dans lequel résonne encore le sourd murmure de tant de vies enfouies. Elles invitent à scruter ce que la nature a reconquis ou a altéré et font entrevoir l’extrême violence de la guerre. 
    Au cours de leur enquête, ils ont rencontré des habitants gardiens de la mémoire dans leurs intérieurs chargés de souvenirs, des jeunes pour qui ces paysages sont aussi un fabuleux terrain d’aventures, des passionnés d’histoire militaire, des élus locaux, des descendants des combattants et des proches de l’écrivain. Ces personnes sont présentes dans le livre par leur portrait, leurs lieux et leurs objets ou en situation : chez eux, marches en forêt, instants plus solennels de la commémoration.
    Fabrice Dekoninck signe un texte sensible sur sa découverte de l’œuvre de Genevoix en lien avec sa propre histoire familiale. Julien Larère-Genevoix rend un hommage avec tendresse à son illustre grand-père. Enfin, l’historienne Annette Becker analyse la pratique de la photographie par les combattants, à travers Ceux de 14.

    Livre relié, de type « carnet » : couverture en simili cuir, coins arrondis, demi-jaquette 
    Impression quadrichromie 
    Papiers de création avec deux dépliants  
    50 photographies 

    Expo en lien au Mémorial de Verdun : voir ci-dessus
    Collection Foto
    Date octobre 2017
    ISBN 9782354281243
    Pages 132
    Façonnage livre relié, de type « carnet »
    Prix 25€

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  • Pour une philosophie de terrain

    Pour une philosophie de terrain

    Christiane Vollaire
    Si toute philosophie se définit en partie par son rapport à l’expérience, tous les philosophes ne placent pas ce rapport au centre de leur travail. Avec le projet d'une "philosophie de terrain", Christiane Vollaire interroge cette relation en détail. Elle en propose une analyse informée par ses propres expériences, développe une réflexion originale sur l’ancrage des pensées philosophiques dans leur contexte historique et présente une approche critique et politique singulière de l’activité des philosophes. Plutôt que par l’ambition théorique ou généralisatrice, sa démarche se définit par une écriture attentive à l’expérience concrète du déplacement (géographique ou de classe, comme le pratiquait Simone Weil) et par une politique de l’entretien. Celle-ci procède de l’écoute et de la restitution des paroles des personnes rencontrées sur place, dans les lieux où elles vivent, partagent des expériences et s’organisent pour faire face à des situations d’épreuve politique. En Égypte, au Chili, en Bulgarie, Christiane Vollaire a mené des entretiens qui rendent compte du discours et de la pensée accomplis par les sujets eux-mêmes. À rebours de leur réduction fréquente au statut de subalternes, de victimes ou de témoins, il s’agit de les tenir pour acteurs de l’histoire et penseurs d’une expérience commune.  L’intention de cette philosophie de terrain est, selon l’expression de Michel Foucault, de fournir des « outils » pour penser de façon critique les migrations, les systèmes de santé et d’éducation, la question du travail, les politiques du logement, le droit ou les politiques pénales, les politiques mémorielles, etc. Le travail de documentation et la mise en forme par l’écriture s’articulent à une réflexion détaillée sur la relation de l’esthétique au politique, dans un ouvrage à valeur de manifeste qui souhaite avant tout ouvrir des pistes de réflexion et susciter des collaborations. 
    Collection Poche
    Date novembre -1
    ISBN 9782354281199
    Pages 192
    Façonnage cousu, broché, avec rabats, format 12 x 17 cm
    Prix 12€

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  • Pour une photographie documentaire critique

    Pour une photographie documentaire critique

    Philippe Bazin
    Engagé dans un projet artistique, Philippe Bazin prend parti et analyse des œuvres de Lewis Baltz, Allan Sekula, Martha Rosler ou encore Bruno Serralongue, ainsi que de photographes moins connus comme Géraldine Millo, David Marlé ou Mahaut Lavoine.  Les textes rassemblés créent une unité de réflexion autour d’une photographie critique des contextes historiques, esthétiques et idéologiques dans lesquels elle se crée aujourd’hui, une « photographie documentaire critique ». Mais la critique vient aussi des confrontations, frottements et écarts qui, dans les œuvres, ouvrent un espace réflexif pour les spectateurs. Chaque texte ouvre une nouvelle facette de cette photographie,  alors que l’ensemble est introduit par un texte qui entend proposer une méthodologie de travail, une « attitude documentaire ». Le livre explore ainsi les apports d’une posture critique, dans tous les sens du terme – appréciation, épreuve, seuil, distance, tension, crise, analyse – et s’achève par la formulation d’un « manifeste documentaire » (écrit avec la philosophe Christiane Vollaire). Conscient des aspects polémiques que sa position pourrait susciter, l’auteur souhaite ainsi participer aux discussions sur la place des images photographiques dans l’espace public. À ce titre, l’ouvrage intéressera toutes celles et tous ceux qui s’interrogent sur le rôle possible de contre-pouvoir de la photographie documentaire.
    Collection Poche
    Date octobre 2017
    ISBN 9782354281205
    Pages 336
    Façonnage cousu, broché, avec rabats, format 12 x 17 cm
    Prix 13€
  • Cadets coulisses

    Cadets coulisses

    Sylvain Demange
    Dans cette suite en noir et blanc, Sylvain Demange explore les coulisses du plus grand cirque amateur de France, le Cadets’ Circus, créé en 1927 à Étréchy (Essonne). Derrière le rideau, le photographe a choisi l’envers du décor pour saisir l’intimité et le quotidien des entraînements et des répétitions jusqu’à la tension qui précède le spectacle. Les images donnent à voir, de la salle au chapiteau, la volonté au sein de cette « école de la vie » de partager, d’apprendre et de transmettre. Le livre documente par un point de vue d’auteur une pratique amateur largement partagée dans la société.
    Collection Foto
    Date octobre 2017
    ISBN 9782354281250
    Pages 80
    Façonnage Relié, cartonné
    Prix 25€
  • La double vie du roi Khéops

    La double vie du roi Khéops

    Considérations sur la conception architecturale du Complee funéraire de roi Khéops

    Antoine Laget
    Pourquoi un livre de plus sur la Grande Pyramide et le Complexe funéraire de Khéops ? Tout n’a-t-il pas déjà été dit ? La conception architecturale et la construction de la Grande Pyramide et/ou les messages occultes dont elle serait porteuse ont fait l’objet d’une foule de publications.
    Cette étude est celle d’un architecte qui propose une thèse sur la méthode conceptuelle de l’architecture de la Pyramide et de l’ensemble du Complexe funéraire y compris le groupe du Sphinx. Selon Antoine Laget, cette méthode a été mise en oeuvre dans le cadre d’un projet global conçu par le prince Khoufou (Khéops) lui-même, terminé lors de son accession au trône et réalisé avant son décès.
    La conception n’implique que les savoirs et outils de l’époque attestés par l’égyptologie ainsi que l’utilisation du tracé régulateur et d’une numération spécifique. L’auteur démontre que Khoufou utilise les principes d’un procédé qui sera fixé beaucoup plus tard par les architectes grecs et ceux de la Renaissance pour la conception de nombreuses oeuvres.
    Collection Hors collection
    Date août 2017
    ISBN 9782354281113
    Pages 268
    Façonnage livre relié, cartonné et entoilé
    Prix 38€

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  • Ivry banlieue rouge

    Ivry banlieue rouge

    Capitale du communisme français, XXe siècle

    Emmanuel Bellanger

    Préface de Michèle Rault, conservatrice en chef du patrimoine et responsables des Archives municipales d'Ivry-sur-Seine

    Ivry-sur-Seine peut se prévaloir d’un héritage et d’une longévité politiques auxquels peu de villes de son importance et de son aura symbolique peuvent prétendre. Son histoire contemporaine fait écho à l’expérience du socialisme municipal et de la banlieue rouge, communiste et industrielle qui, au cours du XXe siècle, marque de son empreinte le paysage de l’agglomération parisienne.
    Dès les années 1920, cette cité ouvrière s’érige en « fille aînée » du communisme urbain et en « capitale du communisme français ». Sous l’autorité tutélaire de Georges Marrane, maire d’Ivry et de Maurice Thorez, député de la ville et secrétaire général du parti communiste, la ville se présente pendant près d’un demi-siècle en modèle de sociabilité militante, d’opposition au régime capitaliste et de contestation de l’ordre établi. Elle devient aussi un lieu emblématique du déploiement du communisme municipal dont les réalisations sont citées en exemple en France mais aussi en URSS, le pays du « socialisme réel » et de la dictature du prolétariat, que la ville rouge aime à dépeindre sous les traits d’une terre radieuse.
    C’est cette expérience politique, sociale et urbaine de près d’un siècle que l’historien Emmanuel Bellanger, chercheur au CNRS et spécialiste de l’histoire des banlieues, met en perspective en remontant aux sources du communisme ivryen. Il décrit les tensions qui traversent le XXe  siècle, les renoncements et les violences qui caractérisent l’époque, les compromis qui s’imposent à des acteurs politiques que tout oppose ainsi que la fierté d’être banlieusard et d’appartenir à un territoire de conquête. Emmanuel Bellanger achève son récit sur la rupture fondamentale que constitue pour la banlieue rouge la désindustrialisation qui fragilise la société locale et accentue les divisions qui l’affectent et la recomposent. L’ouvrage Ivry banlieue rouge est aussi incarné ; il compte près de cent cinquante illustrations qui donnent à cette ancienne « capitale » un visage.
    Collection Hors collection
    Date mars 2017
    ISBN 978-2-35428-049-9
    Pages 512
    Façonnage Cousu, broché, avec rabats
    Prix 35€
  • La ressemblance dans l'oeuvre de Jochen Gerz / Resemblance in the work of Jochen Gerz

    La ressemblance dans l'oeuvre de Jochen Gerz / Resemblance in the work of Jochen Gerz

    Octave Debary
    Cet ouvrage est la première monographie consacrée entièrement à Jochen Gerz, artiste conceptuel allemand, né à Berlin en 1940, de renommée mondiale. Dans cet essai, l’anthropologue Octave Debary, intéressé par les notions de mémoire et de restes, échange avec l’artiste sur ces questions lors de nombreux entretiens menés entre 2013 et 2015. Il propose une réflexion sur la place des objets dans l’œuvre de Gerz mais également en référence à d’autres artistes (Duchamp, Sarkis, Boltanski, Christo…) ou écrivains (Primo Levi, Marcel Cohen…). 
    Analysant une trentaine d’œuvres de Gerz, ce livre s’interroge sur une tendance d’une part de l’art contemporain à travailler la notion d’œuvre ouverte, d’œuvre participative, d’œuvre pensée dans et pour l’espace public. Chez Gerz, le processus de création de nombre de ses œuvres, dispositifs ou mémoriaux, invite à faire du moment de réception de l’art un temps constitutif de l’œuvre. Des œuvres qu’il abandonne souvent, à la rue, aux gens.
    L’essai d’Octave Debary est accompagné d’un catalogue illustré des œuvres citées et ponctué des approches photographiques de Pierre Gaudin (Créaphis) réalisées sur le lieu de vie de Gerz, esquisses d’un paysage intérieur et d’un portrait de Gerz lui-même.

    Livre bilingue français/anglais
    Collection Hors collection
    Date juin 2017
    ISBN 9782354281137
    Pages 224
    Façonnage livre cousu, broché, avec rabats et pages de garde
    Prix 29€
  • Jours de répit à Baigorri

    Jours de répit à Baigorri

    Marie Cosnay
    La France annonçait, au début d’octobre 2015, la décision d’accueillir et loger trente mille réfugiés fuyant des pays en guerre. Elle en est loin. Ces séjours de quelques mois qu’on a appelés « de répit », devaient permettre aux personnes de demander l’asile. Dès novembre, on apprenait que certains séjours se passaient mal, des maires disaient avoir été mis devant le fait accompli, sans aucun pouvoir de décision. Baigorri, petit village du Pays basque, a accueilli cinquante personnes en provenance d’Irak et d’Iran (tous kurdes), d’Afghanistan, du Soudan, d’érythrée, de la mi-novembre 2015 à la mi-février 2016. À Baigorri l’accueil se passait bien, mieux que ça encore. J’ai pris note de ce que je voyais et entendais ici. J’ai écouté les personnes impliquées dans cette aventure d’hospitalité. La joie que le projet suscitait était communicative, peut-être devait-on se tenir à ça, à la joie qui se répandait, une joie contre les terreurs et les resserrements. Notre espérance, au niveau d’un village, d’un groupe, se construisait. C’était peu, mais ça changeait tout.
    Cet extrait introductif donne le ton général de ce petit livre. Marie Cosnay, romancière et dramaturge landaise, publiée notamment au Cheyne éditeur, donne dans ces quelques pages le récit conjugué au pluriel de ce qu’elle a recueilli au cours de plusieurs semaines en immersion dans ce village du Pays basque. De ces notes d’urgence, prises souvent à la hâte, de ces moments passés auprès des acteurs de cette aventure (villageois accueillant et migrants accueillis), elle a cousu son texte à partir des rapiècements multiples de son enquête et de son écoute. Elle lance aussi un cri d’alerte à propos de l’écho (presse ou rumeurs) qui partout agite l’opinion en déformant le plus souvent la réalité de ces arrivées, sur tout le territoire, de migrants contraints. Mais il est rare qu’une libre expression se partage ainsi, à chaud, et relate une expérience d’écriture. Cette forme d’engagement qui demande une disponibilité et une certaine posture est aussi un autoportrait de l’écrivaine à son établi.  
    Ce livre s’inscrit dans la collection Format passeport qui recueille principalement des récits de vie, des trajectoires, des parcours, en lien avec l’émigration.
    Collection Format Passeport
    Date janvier 2017
    ISBN 978235481151
    Pages 72
    Prix 8€

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  • De l'immobilité

    De l'immobilité

    Ruines d'un haut fourneau

    Bernard Noël, Pierre Verny
    "A la différence des ruines anciennes, qui gardent les traces de la vie, les ruines industrielles ne montrent que l'interruption brutale de ce qui justifiait leur existence. Elles furent le cadre d'un travail difficile auquel le patronat a mis fin parce qu'il avait cessé d'être rentable. Peu importe le sort des travailleurs jetés à la rue par des plans sociaux : ils habitent peut-être encore à proximité et ils avaient inventé ici une solidarité dont il ne faut surtout pas préserver le souvenir qu'entretiennent ces murs, ces tours, ces cheminées, ces tuyaux. Tout sera donc cassé, deviendra déchets de tôles et de béton et s'en ira disparaître dans les décharges car, réduites à cette extrémité, ces ruines devenaient menaçantes et témoignaient de la violence faite à l'humain." Bernard Noël

    Le photographe Pierre Verny, originaire du Pas-de-Calais, vit en Lorraine depuis de longues années. Il est l’arpenteur de cette région marquée par les sites industriels en proie aux crises techniques et économiques et aux luttes sociales de grande envergure. Ainsi, depuis le milieu des années 1970, ses images décrivent le monde de la sidérurgie et des mines de fer de Lorraine ainsi que les événements – grèves, fermetures d’usines, manifestations – liés à la mutation de ces industries.  
    Il réalise au début des années 1980 cette série de photographies de l’abandon et de la démolition d’un haut fourneau du site Usinor à Thionville. 
    Ces images ont inspiré l’écrivain Bernard Noël, sensible lui aussi au monde ouvrier, à l’histoire et à la mémoire des combats sociaux et politiques – il est notamment l’auteur d’un Dictionnaire de la Commune – et à l’esthétique des ruines et de la chute des civilisations.
    Collection L'Animal fabuleux
    Date décembre 2016
    ISBN 9782354281090
    Pages 64
    Façonnage Cousu, broché, avec rabats
    Prix 15€
  • Bomarzo. Poétiques d'un jardin italien

    Bomarzo. Poétiques d'un jardin italien

    Gilles Polizzi, François Sagnes
    Bomarzo est un étrange jardin maniériste italien du XVIe siècle (province de Viterbe au nord-est du Latium). Ce jardin, encore appelé « parc des monstres », reste aujourd’hui une énigme pour les chercheurs. Aménagé dans les années 1550 à 1584 par Pier Francesco Orsini dit Vicino Orsini, le « bois sacré » est un parc de statues colossales taillées à même la roche qui affleure. Agencé en parcours énigmatiques, cathartiques et sensuels, autour de scènes et de lieux empruntés à la littérature de la Renaissance, ce drôle d’endroit compose un jardin à la fois unique et exemplaire, annonciateur d’un âge d’or du genre baroque. Un essai d’André Pieyre de Mandiargues sur les « monstres de Bomarzo » paru en 1957 a fait connaître ce « parc de sculptures », en le présentant comme le produit d’un inconscient « pré-freudien », un lieu « inspiré » censé préfigurer le Surréalisme et l’Art brut. Depuis, les « monstres » de Bomarzo sont devenus des icônes de l’art paysager et leur « actualité » a nourri la relation entre le Maniérisme de la Renaissance et le Surréalisme. Le propos de cet ouvrage associe aux photographies de François Sagnes un essai de Gilles Polizzi et « revisite » ce parallèle un demi-siècle plus tard, à la manière dont on revient dans un jardin connu de longue date, pour mesurer les changements qu’y aura apportés le temps : la maturation des idées et des formes, la patine de la pierre, la croissance des végétaux.  Le travail de Sagnes construit en noir et blanc une poétique du parc, l’espace et la cinétique des sculptures, l’épaisseur fantasmatique des figures. Photographie qui relève de l’exercice  de style d'une esthétique documentaire et d'une réflexion sur l'entropie dignes des premiers photographes appliqués à reproduire leurs motifs.
    Collection Foto
    Date novembre 2016
    ISBN 9782354281120
    Pages 228
    Façonnage Relié, cartonné
    Prix 38€
  • Habiter Berlin / Wie Berlin wohnt / 175 photographies, 1900-1920

    Habiter Berlin / Wie Berlin wohnt / 175 photographies, 1900-1920

    Rapports "Unsere Wohnungs-Enquête (Notre enquête sur l'habitat) publiés par une caisse d'assurance maladie de Berlin sous l'autorité d'Albert Kohn

    Margaret Manale, Philippe Bonnin
    Les 175 photographies de cette collection, réalisées entre 1902 et 1920 et publiées en quinze fascicules par une caisse d’assurance maladie à Berlin entre 1903 et 1922 sont l’œuvre de photographes anonymes de la firme Heinrich Lichte de Berlin. Elles avaient pour but de dénoncer les effets pathologiques des mauvaises conditions de logement en complément aux enquêtes statistiques, conduites par les inspecteurs des caisses lors des visites aux malades. 
    Par leur qualité, leur précision, leur vérité, leur rigueur, ces images sont saisissantes, d’une beauté parfois effroyable. Elles nous font pénétrer au sein des « casernes à loyer » (Mietskasernen) et dans les intérieurs habités par une population laborieuse, un univers de mal logés, où, pour s’acquitter d’un loyer exorbitant, mêmes les classes dites « moyennes » devaient louer aux Schlafgänger, travailleurs pauvres, hommes et femmes, une part de leur espace de vie déjà étroit, un lit ou bien un simple emplacement où poser le sac de paille qui leur servait de couche.
    Aujourd’hui comme hier, Berlin attire par sa modernité. On a oublié que cette ville surdimensionnée, à la réputation non-conformiste, a payé dès le début du siècle dernier sa croissance fulgurante, son expansion industrielle et démographique, par une crise du logement sans précédent dont cet ensemble photographique fait état.
    Collection Lieux habités
    Date septembre 2016
    ISBN 9782354281052
    Pages 240
    Prix 30€
  • Arrangements

    Arrangements

    Amaury Poudray, Design & Produits

    Marie Pok, Pierre Gaudin, Amaury Poudray, Laure Mélone
    Cet ouvrage, consacré au jeune designer Amaury Poudray, s’articule autour de questions concrètes que pose une pratique d’un design raisonné à nos sociétés contemporaines. Rencontres, concept, fabrique et échanges ponctuent ce livre témoin du parcours d’un jeune créateur en prise directe avec les doutes et les interrogations de son temps. Les œuvres produites résultent d’une tension assumée entre forme et fonction, entre savoir-faire et innovation ; la notion de processus expérimental domine ici dans l’acte créateur. Une certaine doctrine de l’action et du déplacement, une immersion dans le domaine technique à tous les stades de l’élaboration mêlées à une éthique de la décroissance sont des éléments caractéristiques du style Poudray qui ne peut s’appréhender que dans la prise en compte de la notion de « networks » et du « Y » dont il a fait son logotype. Réseaux, rhizomes et filets sont autant d’images pour signifier et caractériser ce travail et exprimer les points de vue à la fois structurels, économiques, sociaux et esthétiques à l’œuvre chez Amaury Poudray. Le livre est conçu lui-même comme une expérience proposée au lecteur par sa forme et ses contenus. Une quinzaine d’œuvres sont présentées et discutées. Marie Pok, directrice du Grand Hornu, propose une réflexion critique sur le travail d’Amaury Poudray en prise avec la société contemporaine. Les autres textes sous la forme d’entretiens avec le designer lui-même et quelques-uns de ses partenaires (fabricants, entrepreneurs, galeristes, éditeurs…) sont les traces et l’empreinte de ce réseau en action. Il regroupe des dessins préparatoires et des croquis, des photographies de création (Laure Mélone) et des documents.
    Collection Hors collection
    Date septembre 2016
    ISBN 9782354281106
    Pages 120
    Prix 30€
  • La Bièvre, de la source à Paris

    La Bièvre, de la source à Paris

    Histoire(s) d'une rivière suburbaine

    Alexandre Delarge, Thomas Le Roux, Florence Pizzorni, Juliette Spire
    La Bièvre, rivière suburbaine exceptionnelle, s’écoule jusqu’aux portes de Paris. Elle prend sa source à Guyancourt, près de Versailles, et son cours rejoint celui de la Seine à Paris, au niveau de la gare d’Austerlitz. Comme en témoigne la célèbre manufacture des Gobelins, elle a joué un rôle considérable dans le développement du sud de Paris. Avec une iconographie riche et variée, le livre propose un portrait de cette rivière unique. Son écosystème, ses usages et leurs conséquences (industries, métiers, artisanat et loisirs), ses représentations artistiques et littéraires, ses transformations, sont autant d’enjeux économiques, techniques et culturels. L’ouvrage questionne, de manière universelle, le sort des rivières urbai-nes et leur rôle dans la renaturation des métropoles. Le maintien de la biodiversité et de la qualité de l’eau est un objectif prioritaire pour la ville de demain.  La Bièvre, de par son histoire locale et régionale, est exemplaire dans la construction d’un nouveau rapport homme/nature. Sa réouverture partielle, entre rêve et réalités, est le signe d’une attention renouvelée au paysage et à l’environnement.
    Plus de 80 illustrations, impression quadrichromie, beau livre relié cartonné.
    Collection Hors collection
    Date juillet 2016
    ISBN 9782354281083
    Pages 112
    Façonnage Relié, cartonné
    Prix 15€
  • Quartiers d'hiver

    Quartiers d'hiver

    Ethnologie d'une saison

    Martin de la Soudière, Daniel Chartier
    Vous chercherez en vain dans ce livre une anthologie et encore moins une apologie des sports d’hiver, du patinage sur glace ou de l’alpinisme. Ce n’est pas de cette neige-là que Martin de la Soudière se « nourrit ». Ce livre entreprend un plaidoyer pour la « morte » ou « mauvaise » saison et tous ceux qui la subissent plutôt que d’en jouer : les ruraux des montagnes ne font l’actualité que lorsque leurs villages sont bloqués par la neige. C’est pourtant une saison comme une autre, qui a sa vie sociale, sa géographie, ses mots, ses gestes, ses « habits », ses indices et ses traces, sa symbolique.  En ethnologue des saisons, qui a fait de la pluie et du beau temps un de ses terrains privilégiés, mais aussi en curieux professionnel, obsessionnel du détail et collectionneur d’impressions, Martin de la Soudière nous invite à un voyage en hivernie. Journal d’enquête revisité (l’auteur revient sur ses pas inscrits dans les neiges des années 1970 dans le Massif central et sur le plateau ardéchois), approche lexicale des mots de l’hiver, précis de géographie climatologique et petite philosophie nourrie de littérature et de représentations, cet essai associe ethnographie et géographie, science et poésie. éloge des lenteurs hivernales, ce petit livre du « goût de l’hiver » est l’œuvre d’un auteur météophile à l’écriture vagabonde, amoureux des tourmentes, des « mois noirs » mais aussi des beautés de la neige et des brillances de la glace aux quatre coins du monde, auxquelles fait également référence Daniel Chartier, professeur à l’université du Québec à montréal, dans sa préface. 
    Martin de la Soudière est également l'auteur chez Créaphis de Lignes secondaires (livre devenu rare) et a participé au livre incroyable L'île Carn.
    Collection Poche
    Date avril 2016
    ISBN 9782354280987
    Pages 172
    Façonnage Cousu, broché, avec rabats
    Prix 10€
  • Paris transformé, Le Marais 1900-1980

    Paris transformé, Le Marais 1900-1980

    De l'îlot insalubre au secteur sauvegardé

    Isabelle Backouche
    Aujourd’hui le Marais est un secteur sauvegardé et jouit d’une forte attrac-tivité touristique et commerciale alors qu’il était au cœur d’un Paris industrieux et populaire jusque dans les années 1980. Sa partie sud, au bord de la Seine, est l’un des dix-sept îlots insalubres parisiens délimités en 1920.Sous la dénomination "îlot 16", il focalise l’attention des pouvoirs publics tout au long du XXe siècle. Son destin témoigne des liens complexes entre la réputation d’insalubrité, la stigmatisation d’un ghetto et la réflexion sur les conditions de préservation d’un quartier de Paris. Emblématique du Paris historique, il a suscité de nombreux programmes, projets, débats et combats avant et après la décision de sa sauvegarde au titre de la loi Malraux de 1962. Que sait-on de cette transformation urbaine ? Comment et à quel rythme a-t-elle abouti au renouvellement de la population ?  L’aménagement de l’îlot 16 a été bloqué, dans l’entre-deux-guerres, par l’épineuse question du relogement et le coût des indemnités. Il est brusquement réactivé en 1941 dans un Paris occupé : Vichy et la préfecture de la Seine, profitant de la persécution antisémite exercée à partir de 1940, lancent une opération édilitaire de grande ampleur, inédite depuis les travaux d’Haussmann.  L’historienne Isabelle Backouche observe à la loupe cette transformation urbaine à l’échelle de la capitale en réunissant tous les acteurs impliqués (pouvoirs politiques, administration, architectes, propriétaires, locataires, commerçants, associations, hommes de lettres et savants). Au cours de ce voyage dans les archives, elle a mené une enquête sans précédent. Sa proposition d’histoire aborde l’aménagement de la capitale en mettant en valeur la diversité de ses temporalités, les expériences de tous les Parisiens, du plus modeste au plus influent, et les résistances qui ont accompagné la genèse du Paris du XXIe siècle.
    Collection Lieux habités
    Date mars 2016
    ISBN 9782354281045
    Pages 440
    Façonnage Cousu, broché, avec rabats
    Prix 25€
  • Persifler au siècle des Lumières

    Persifler au siècle des Lumières

    Histoire du mot "persiflage" 1734-1789

    Elisabeth Bourguinat, Arlette Farge
    À la façon des chercheurs prélevant des carottes de glace pour étudier le climat des millénaires passés, Élisabeth Bourguinat réussit, à travers l’étude d’un seul mot, à éclairer de façon passionnante l’histoire de la société et des idées du XVIIIe siècle. Il est vrai qu’il ne s’agit pas de n’importe quel mot. Le persiflage, apparu brusquement vers 1734, connaît aussitôt un immense succès dans la société mondaine, avant de décliner tout aussi rapidement dès le début de la Révolution. Après avoir servi à désigner le jargon amphigourique et frivole des petits-maîtres, il renvoie à la pratique libertine de la mystification, puis à la gaieté philosophique. Voltaire, Rousseau, Diderot, Crébillon fils, Laclos, mais aussi beaucoup d’auteurs moins connus s’essaient aux différentes formes du persiflage, objet tout à la fois de fascination et de scandale, et révélateur subtil des paradoxes de ce temps. Cet essai érudit, drôle et captivant a été publié pour la première fois en 1998 par les PUF. Aussitôt considéré comme un ouvrage de référence, il était depuis quelques années devenu introuvable et sa réédition était attendue, comme en témoigne la préface d’Arlette Farge. 
    Collection Poche
    Date mars 2016
    ISBN 9782354281007
    Pages 320
    Façonnage Cousu, broché, avec rabats
    Prix 15€
  • Le genre en questions

    Le genre en questions

    Pouvoir, politique, écriture de l'histoire

    Michèle Riot-Sarcey
    En histoire, la notion de genre a beaucoup évolué et son usage, toujours en mouvement, fluctue selon les enjeux sociaux et le regard posé sur l’évolution des sociétés. Récemment, le sens du mot genre s’est complexifié et peut dérouter un public non averti. Pourtant, sa fonction, en débat dans plusieurs disciplines, est d’une grande actualité, puisqu’elle permet de repenser, du point de vue des « minorités », les dispositifs normatifs qui régissent les rapports entre les sexes et façonnent les corps. L’historienne Michèle Riot-Sarcey saisit ici le genre comme concept. Elle questionne les rapports de pouvoir entre hommes et femmes et permet ainsi de mettre à l’épreuve du genre les catégories dites représentatives qui, au cours de l’histoire, se sont révélées être le produit des rapports de domination. Si les constructions identitaires, les rôles sociaux et les sexualités ont été prises en compte par la discipline historique, l’histoire des principes fondateurs de nos sociétés, dont le référent reste le masculin, se doit d’être interrogée, de la notion d’universel à celle d’égalité. Or cela suppose de bouleverser les savoirs établis et les continuités historiques élaborées au rythme d’une évolution lente et parcimonieuse de la liberté. Les travaux de Michèle Riot-Sarcey, présentés ici, relèvent, en ce sens, d’une critique historiographique.  Outre ces analyses, le livre aborde des questions de méthode, il propose une réflexion sur les pouvoirs en exercice et analyse le rapport problématique entre la pensée de Michel Foucault et les études de genre.
    Collection Poche
    Date janvier 2016
    ISBN 9782354280949
    Pages 384
    Façonnage Cousu, broché, avec rabats
    Prix 15€
  • Esperem !

    Esperem !

    Images d'un monde en soi

    Hortense Soichet, Les femmes gitanes de la cité de l'Espérance, Eric Sinatora, Jean-Pierre Piniès, Christian Gattinoni
    Esperem ! : en langue catalane, première personne du pluriel de la forme impérative du verbe esperar, qui signifie à la fois attendre et espérer.

    Ce livre de photographie invite le lecteur à pénétrer dans l’intimité du quartier gitan de l’Espérance, situé à Berriac, dans l’agglomération de Carcassonne (Aude). Depuis vingt ans, une quinzaine de femmes de cette communauté participent à des ateliers photographiques organisés par Éric Sinatora, directeur du GRAPh-CMI, association d’éducation populaire à l’image, dans l’Aude. De novembre 2013 à avril 2015, la photographe Hortense Soichet est invitée en résidence. Le livre réunit les images co-produites et sélectionnées avec les femmes gitanes. Davantage qu’une résidence au sens classique, Hortense Soichet et Éric Sinatora, qui s’en explique dans le livre, ont conçu ce projet comme un terrain d’expérimentation de la photographie sociale. Le livre conserve ainsi la mémoire d’un quartier particulier voué à la démolition. Il fait le lien entre plusieurs générations et témoigne des modes de vie et d’habiter gitans, et de l’évolution du statut des femmes en particulier, et dénonce les clichés. Les femmes ont, par une mise en miroir de leur propre communauté, créé un discours visuel, qui relève à la fois de l’anthropologie de la vie quotidienne et de l’esthétique. La cité de l’Espérance a été construite en 1969 suite à l’incendie du bidonville de La Cavayère à Carcassonne où vivait une communauté de gitans. Située à proximité d’une centrale électrique, d’une route départementale et d’une voie ferrée, la cité de transit avait vocation à accueillir les familles avant leur relogement dans différents quartiers de Carcassonne. Aujourd’hui, le quartier est toujours en place et compte environ 350 habitants, exclusivement des gitans sédentarisés, répartis entre logements sociaux construits à la fin des années 1960 et constructions plus récentes ainsi que les caravanes et mobil home occupés par les enfants et petits-enfants. Le texte de Christian Gattinoni, photographe et critique d’art, interroge le rapport photographie/sciences humaines et celui de l’ethnologue Jean-Pierre Piniès renseigne la culture gitane et sa place dans une région du sud de la France. Plusieurs entretiens avec les habitants complètent la série photographique. 
    Collection Foto
    Date février 2016
    ISBN 9782354281069
    Pages 128
    Façonnage Cousu, broché, papier de création avec rabats
    Prix 25€
  • Impressions d'Orient

    Impressions d'Orient

    Raymond Escomel, Sylvain Venayre
    Le projet artistique de Raymond Escomel s’établit sur une rêverie et sur une transformation du réel. Son voyage en Orient passe par les lieux mythiques de la route de la Soie, de Venise à Istanbul. Sa série offre une réflexion sur le temps du voyage. La longueur du temps de pose coïncide avec une sorte de lenteur orientale. Les photographies s’insèrent dans une suite au sens musical mais chacune d’elles peut composer un tableau, une œuvre en soi. La magie du bougé, du filé, la rhétorique du flou proposent une vision cinétique d’une grande fluidité.
    Sylvain Venayre, historien du voyage, est invité dans ce livre en contrepoint. Il s’intéresse ici à la pratique de la photographie en voyage et au voyage en photographies. Son texte soulève cette question à partir de l’expérience d’un voyage ensemble en Orient de Maxime Du Camp et de Gustave Flaubert en 1849.  Dans les premiers temps de la photographie, la question du statut du nouveau médium comme art était posée : simple servante des arts ou art en tant que tel ? quelle application peut-on en faire dans le cadre du voyage et de l’observation ? quels sont ses rapports avec la littérature de voyage ?  L’enjeu de la « recherche d’images » (Chateaubriand) pour rapporter le monde est débattu entre écrivains, peintres et artistes à cette époque : rapportées par le « regard écrit » (Lamartine) ou reproduites grâce à la photographique dans des livres illustrés ?

    Tirage de tête :
    30 exemplaires numérotés accompagnés d'un tirage photographique original et signé par l'auteur.
    Choix possible entre trois photographies.
    Tirages argentiques sur papier baryté 13 x 18 réalisés par l'auteur.
    L'ensemble, présenté sous jaquette en calque, est proposé à la vente au prix de 100 €.
    Pour plus d'informations, nous contacter par mail.
    Collection Foto
    Date janvier 2016
    ISBN 9782354281076
    Pages 64
    Façonnage Relié, cartonné
    Prix 20€