NOUVEAUTÉS

165 x 225 mm - 144 pages

Brueghel, les yeux ouverts. Brève chronique d'une révolution picturale
Jacques Darras

"Le premier, Brueghel a su distendre et différencier les temps à même l'espace, le premier à nous mettre à garde contre la naturalisation mécanique de l'homme en flux, le premier à nous avertir des foules militaires meurtrières. Comment lutter contre l'indifférence vis-à-vis de l'autre, s'interroge-t-il, et en même temps rejoindre la grande collectivité que nous formons sans nous dénaturer ni nous désintégrer. L'homme juste, l'équilibre, voilà le travail d'humaniste auquel le peintre s'applique dans une folle course à la création qui durera dix ans, entre Anvers et Bruxelles. Cela demande, au-delà de la fascination que nous avons pour ses tableaux, ses toiles, la nuance de ses chromatismes, une constante et lente méditation. Penser avec Brueghel, c'est passer par toutes les saisons de la réalité. Circulairement. Révolutionnairement."
J. D.

240 x 210 mm - 120 pages

En remontant Belleville
François-Xavier Bouchart Textes de Robert Bober et Françoise Morier

Belleville au tournant des années 1970 est chamboulé. Entre ruines et émergences, le quartier est sens dessus dessous. Les travaux de rénovation offrent un paysage dévasté comme après un séisme ou un bombardement. Les grandes transformations urbaines, amorcées dès les années 1950 pour éradiquer les îlots insalubres et « moderniser » la ville, sont à l’œuvre aux quatre coins de la capitale.
Territoire au passé industriel et ouvrier, quartier de fabriques et de petites usines, Belleville a toujours abrité les classes laborieuses et tout un peuple des ateliers. C’est un quartier refuge pour de nombreux migrants qui a su conserver une forte appartenance populaire et dont la renommée a franchi les frontières.
François-Xavier Bouchart, alors jeune photographe résidant à Belleville, s’intéresse à cette métamorphose dans les quartiers de Belleville et Ménilmontant. Comme un reporter sur un terrain de ruines, il photographie en urgence les chantiers des démolisseurs, les dernières traces des rues et passages du xixe siècle, les cafés et les commerces, les loges de concierges. Immeubles murés, hôtels meublés et garnis fermés, palissades et terrains vagues entre les HLM en construction où jouent les enfants que le photographe saisit tendrement.
En remontant le temps, en remontant Belleville, les auteurs Françoise Morier et Robert Bober disent chacun à leur manière leur attachement à ces images, visages d’une planète à demi disparue.

165 x 225 mm - 384 pages

Filmer les grands ensembles
Camille Canteux

Au croisement de l’histoire urbaine et de l’histoire des représentations, cet ouvrage analyse l’évolution de la représentation audiovisuelle des grands ensembles à partir du milieu des années 1930, au moment où les prototypes sont construits et filmés, jusqu’au début des années 1980 quand on envisage leur démolition.
L'historienne Camille Canteux se fonde sur une filmographie impressionnante, d'environ 200 références (cinéma, télévision, films institutionnels du ministère).
Environ 150 photogrammes sont reproduits dans le livre.

165 x 225 mm - 96 pages

Genévriers thurifères
Alain Ceccaroli: photographies, Valérie Bertaudière-Montès et Frédérique Verlinden: textes

De petites boules bleues sont accrochées au feuillage de certains individus et persistent deux ans sur l'arbre. Il s'agit des galbules, ces petits fruits qui contiennent les graines, portés par les arbres femelles. Car cet arbre a également la particularité d'avoir une distinction des sexes. Les individus mâles porteront à leur maturité sexuelle les petits cônes qui contiennent le pollen et les individus femelles les petits cônes qui seront fécondés par le pollen transporté par le vent.
Il faut cependant attendre plusieurs dizaines d'années avant d'observer ces cônes mâles et femelles, au minimum trente ans.
Mais que représentent trois décennies pour un arbre dont la longévité est de plusieurs centaines d'années?

12 x 17 - 240 pages

Les sens du poil. Une anthropologie de la pilosité
Christian Bromberger

Pourquoi s’intéresser à l’art d’accommoder ses cheveux et ses poils ? Comment un sujet si ténu en apparence peut-il amener à se poser de grandes questions ?
Se fondant sur ses propres enquêtes ethnographiques (en Iran, dans les pays méditerranéens, à Hokkaido, dans le service de cancérologie d'un hôpital…) et sur une documentation considérable qui n'ignore aucun continent ni aucune période de l'histoire, Christian Bromberger raconte ses diverses rencontres avec les cheveux et les poils. Parce qu'elle se prête, sans grand risque, aux traitements les plus divers, du rasage au frisage, de la dissimulation à l'ornementation, la pilosité offre de singulières propriétés pour symboliser les différences entre les sexes, entre les statuts sociaux, entre populations voisines ou lointaines mais aussi entre soumis et insoumis, entre l'ordre du monastère et l'errance de l'ermite, entre civilisé et le sauvage…

165 x 225 mm - 236 pages

Lotissement avec architectes. Les Jardins de la Pirotterie à Rezé
François-Xavier Trivière Mark Lyon Sabine Guth

L'opération Les Jardins de la Pirotterie à Rezé – trente maisons en location sociale construites entre 2001 et 2005 – est l'une des expérimentations majeures réalisées dans le domaine du logement en France depuis les années 1990.
Le lotissement est composé de six séries, dont chaque maison est différente, réalisées par six architectes ou groupes d'architectes : Emmanuelle Marin et David Trottin, François Jumeau et Louis Paillard, Thierry Lacoste, Jacques Moussafir, Actar, ACC Stalker.
Orchestrée par le collectif Périphériques, qui venait de publier un catalogue de maisons d'architectes (1997) adressé au grand public, et contemporaine d'une petite série d'opérations remarquables (Reims, Bordeaux, Mulhouse), elle a bénéficié d'une grande audience médiatique.
La réception de ces opérations très en vue et maintes fois publiées est cependant ambiuë. Elles ont parfois suscité une mise à distance de la part des élus, des architectes et des milieux de la recherche. Leur réputation a produit une sorte d'aveuglement alors qu'elles tentaient de répondre différemment à des questions difficiles et têtues.
L'ouvrage, issu d'une enquête auprès des habitants et des acteurs du projet, s'efforce de restituer les enjeux de cette opération et l'originalité d'une proposition qui pense l'habiter comme expérience, tend à dé-patrimonialiser la maison et redéfinit le rôle de l'architecte comme opérateur culturel.
Ce livre d'enquête est aussi un livre de photographies grâce au regard du photographe Mark Lyon, qui exprime l'originalité de cette architecture dans la simplicité du quotidien.

240 x 210 mm à l'italienne - 156 pages

N'Djaména, Tchad

Textes de Nimrod et Patrick Giraudo

Photographies de Abdoulaye Barry, Philippe Guionie, André Lejarre, Anissa Michalon, Olivier Pasquiers, Maurice Weiss

N’Djaména, capitale du Tchad est montrée ici sous une forme plurielle et subjective. Ce livre témoigne, plus qu’il ne documente, de situations en s’attachant moins aux traces historiques qu’à un état des lieux contemporain. Ce n’est pas une monographie de cette ville anciennement nommée Fort-Lamy mais plutôt une expérience littéraire et photographique issue de résidences d’artistes produites par l’Institut français du Tchad.

La diversité des points de vue constitue une mosaïque de la ville en 2014 que le texte de l’écrivain tchadien Nimrod éclaire avec force. Le livre propose plusieurs entrées : parcours dans les quartiers, images de la vie quotidienne, gestes et savoir-faire, vision insolite de milieux sociaux contrastés, lieux habités, portraits d’habitants et regard décalé sur les institutions. La richesse et la légitimité de ce livre reposent sur l’engagement des auteurs, tchadiens et européens, pour tenter de saisir un peu N’Djaména.

245 x 210 mm à l'italienne - 108 pages

Only in Paris
Francine Deroudille François Le Diascorn

François Le Diascorn rassemble ici une série de photographies réalisées à Paris entre 1971 et 2014. Il s’agit de « son » Paris, parcouru et saisi pendant plus de quarante ans. On retrouve son style particulier, décalé, insolite et humoristique.
La soixantaine de photographies en argentique noir et blanc représentent Paris de manière inattendue tout en proposant un diaporama des lieux emblématiques de la ville, de jour comme de nuit.

165 x 225 mm - 184 pages

Paris Marais 43. Arrondissements 4 & 3 photographiés durant l'Occupation par Cayeux & Nobécourt
Isabelle Backouche P. F. Roy

Ce livre rassemble 58 photographies inédites provenant d’un fonds découvert en 1980 dans une benne à gravats. Il s’agit de vues extérieures du Marais réalisées durant l’Occupation, quartier emblématique de Paris. Paris en son cœur géographique et dans un moment particulier de son histoire. P. F. Roy, architecte, plasticien et collectionneur, enquête sur ces tirages : ils proviennent d’une commande officielle passée dès 1941 par la Ville de Paris et la préfecture de la Seine, sous contrôle de l’occupant allemand, à des photographes professionnels, Cayeux et Nobécourt. Cette campagne photographique fixe l’image de ces rues parisiennes, inscrites dans des îlots déclarés insalubres et promises à la démolition, en vue d’accréditer la thèse de l’insalubrité.
P. F. Roy invite le lecteur à regarder attentivement les images à travers ses gloses : décrire, observer, imaginer, dénicher à la loupe des fantômes.

120 x 170 - 128 pages

Petite philosophie pratique de la prise de vue photographique
Jean-Christophe Béchet Pauline Kasprzak

Depuis 150 ans, l’industrie photographique n’a cessé de se développer en lien avec l’essor de la « civilisation de l’image ». Le geste de « prendre des photos » est devenu une pratique courante et banale, en apparence d’une grande simplicité. Pourtant l’acte photographique est plus complexe qu’il ne paraît.

 

Le défi du photographe de 2014 est de maîtriser le déroulé complet du processus créatif, depuis le choix d’une conception personnelle de la photographie jusqu’à « l’objet » final que l’on montrera aux autres (exposition, livre, diaporama…). C’est en partant de ce constat que Pauline Kasprzak et Jean-Christophe Béchet ont dialogué autour de quelques grands thèmes photographiques où l’approche philosophique peut se révéler une aide précieuse.

 

Dans ce petit livre de 128 pages à 10 euros sont traitées les questions de l’évolution numérique/argentique, de la matière photographique, des différentes temps de l’image, du rôle central du matériel, du moment clé de l’éditing. Les notions de cadrage et de composition, au cœur de l’acte photographique, sont débattues avec pour fil conducteur les deux axes primordiaux que sont le « rapport au réel » et la prise en compte du « hors champ ».

 

Conçu sur le principe de l’interview, ce livre se veut autant pratique que théorique et se décline en courts chapitres : cadrage/composition,avant/après, l’appareil, l’éditing, la matière, le réel et le marché de l’art.

240 x 210 mm à l'italienne - 228 pages

Puisque le ciel est sans échelle. Dessins d'Arthur Goldschmidt au camp de Theresienstadt
Annette Wieviorka Georges-Arthur Goldschmidt Guy Pimienta Marcel Cohen Roger-Yves Roche Roland Baroin

Dans l'actualité de la commémoration de la libération des camps et de la fin de la seconde guerre mondiale, ce livre d'art rassemble environ 120 dessins inédits réalisés par Arthur Goldschmidt, père de l'écrivain et traducteur Georges-Arthur Goldschmidt. Cet ensemble composé de portraits, scènes de la vie quotidienne, intérieurs, bâtiments, paysages apporte un éclairage inédit sur le camp de Theresienstadt.
Le livre propose plusieurs entrées : art, histoire et littérature. En introduction, l’historienne Annette Wieviorka apporte des éléments d’explication sur le fonctionnement du camp. Les écrivains Marcel Cohen, Guy Pimienta et Roger-Yves Roche proposent une approche littéraire des dessins.

Exposition au Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon de mars à juillet 2015

165 x 225 mm - 464 pages

Retour sur les villes nouvelles
Loïc Vadelorge

Voici la première vraie synthèse historique sur la création des villes nouvelles françaises. Lieux de mémoire de l'urbanisme des années 1965-1975, les villes nouvelles sont paradoxalement des villes sans histoire. Pourtant elles font l'objet d'enquêtes et d'études depuis plus de cinquante ans. Si la mémoire de ces villes a été forgée dans le temps même de leur création par tous les acteurs (décideurs, aménageurs, habitants et chercheurs), une mise à distance s'imposait.
Loïc Vadelorge, historien de ce nouvel objet d'études, questionne ici la césure traditionnelle entre l'époque des grands ensembles et celle des villes nouvelles et montre la filiation réelle et profonde entre différents types de "nouveaux ensembles urbains" tous désignés, à un moment de leur histoire, comme des "villes nouvelles".